Fraude à la billetterie : bots, faux billets et ce que dit la loi
La fraude en billetterie a deux visages : les bots qui raflent la mise en vente pour revendre, et les faux billets ou les doublons qui arrivent à la porte. Avec Futura Tickets, les billets peuvent être nominatifs et portent un QR dynamique qui ne sert à rien s'il est copié par capture d'écran ; chaque code n'est validé qu'une fois. Voici comment la loi française et la pratique voient le problème.
Bots et accaparement à la mise en vente
L'accaparement automatisé de billets pour les revendre porte un nom technique : l'OWASP le classe comme OAT-005 Scalping. En France, la revente habituelle sans autorisation de l'organisateur est punie par l'article 313-6-2 du Code pénal. D'où les protections que pose l'organisateur : file d'attente virtuelle à la mise en vente, limites par acheteur et billet nominatif.
Faux billets : l'escroquerie
Vendre un faux billet relève de l'escroquerie de l'article 313-1 du Code pénal, punie de cinq ans d'emprisonnement et de 375 000 euros d'amende, comme le rappelle une réponse ministérielle à l'Assemblée nationale. Un faux billet ne se repère pas à l'œil : il se repère quand la porte le valide contre le système qui l'a émis. Les signaux d'alerte pour l'acheteur sont dans notre guide pour détecter les faux billets.
Ce que fait chaque protection
Aucune protection seule n'élimine la fraude ; ensemble, elles la rendent trop chère pour valoir la peine :
- File d'attente virtuelle : elle ordonne l'afflux et coupe l'automatisation.
- Limites par acheteur : elles freinent l'accumulation pour revendre.
- Billet nominatif : seul son titulaire entre, ou celui qui le reçoit par le canal officiel.
- QR dynamique et validation unique : la capture expire et la seconde tentative est refusée à la porte.