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Juridique13 min

Vendre des billets en France : récépissé, TVA et taxe CNM 2026

En France, vendre des billets exige le récépissé d'entrepreneur de spectacles, la taxe de 3,5 % au CNM et des mentions obligatoires sur chaque billet.

par Alejandro García Cestero

CEO et fondateur

Réponse rapide

Pour vendre des billets d'un spectacle en France, il faut le récépissé de déclaration d'entrepreneur de spectacles vivants, sauf pour six représentations annuelles ou moins. La billetterie paie la taxe sur les spectacles vivants de 3,5 % au CNM, la TVA va de 2,10 % à 20 % et chaque billet doit porter les mentions de l'article 290 quater.

Vendre des billets en France ne se résume pas à une passerelle de paiement. Avant d'ouvrir la vente, trois choses sont nécessaires : un récépissé de déclaration d'entrepreneur de spectacles vivants (ou l'information préalable d'activité si vous êtes établi en Espagne), une billetterie conforme à l'article 290 quater du code général des impôts, et le calcul de deux impositions distinctes sur la même billetterie, la TVA et la taxe sur les spectacles vivants de 3,5 %.

Faut-il le récépissé d'entrepreneur de spectacles vivants ?

Oui, si organiser des spectacles est votre activité principale ou si vous dépassez six représentations par an. La licence d'entrepreneur de spectacles a disparu en 2019, et ce qui existe désormais est une déclaration qui donne lieu à un récépissé. L'article L7122-3 du code du travail impose de « déclarer son activité auprès de l'autorité administrative compétente », et cette déclaration « donne lieu à la délivrance d'un récépissé de déclaration d'entrepreneur de spectacles vivants, valant licence ».

Le périmètre est fixé par l'article L7122-1 : il s'applique à quiconque, pour représenter en public une œuvre de l'esprit, « s'assure la présence physique d'au moins un artiste du spectacle percevant une rémunération ». Sans artiste rémunéré, il n'y a pas d'entrepreneur de spectacles vivants.

Le plafond de l'activité occasionnelle est inscrit en chiffres. L'article R7122-13 indique que le plafond annuel pour exercer sans se déclarer « est fixé à six représentations ». La fiche F22365 de service-public.gouv.fr le traduit en termes concrets : l'obligation apparaît « à partir de 7 représentations annuelles », et un même spectacle donné six fois dans une même journée et un même lieu « compte pour 6 et non pour 1 représentation ».

Le récépissé se renouvelle tous les cinq ans : l'article R7122-5 dispose que la déclaration « est renouvelée par l'entrepreneur tous les cinq ans » auprès du préfet de région compétent. L'administration dispose de 30 jours pour s'y opposer en raison des conditions de compétence ou d'expérience professionnelle de l'article L7122-4.

Que se passe-t-il si vous ne l'avez pas ?

L'article L7122-16 prévoit une amende administrative allant jusqu'à 1 500 euros pour une personne physique et 7 500 euros pour une personne morale, avec une fermeture possible de l'établissement jusqu'à un an, et le double en cas de récidive dans un délai de deux ans. La fiche F22365 ajoute le second palier, celui de la publicité : 800 euros pour une personne physique et 2 000 euros pour une personne morale si le numéro de récépissé n'apparaît pas où il le devrait.

Que doit faire une entreprise établie en Espagne ?

Elle ne demande pas le récépissé français : elle présente une information préalable d'activité. Le 1° de l'article L7122-6 du code du travail couvre les entrepreneurs de spectacles établis dans un autre État membre de l'Union européenne qui viennent fournir des prestations de services en France à titre temporaire.

La procédure figure à l'article R7122-8 : « L'information préalable d'activité mentionnée au 1° de l'article L. 7122-6 est adressée, via le téléservice mentionné à l'article R. 7122-2, au préfet de région du lieu de la représentation publique ». Et le délai n'est pas symbolique : « Elle est transmise au moins un mois avant le début de la période d'exercice en France ».

C'est souvent ce mois-là qui bouscule les calendriers. Si la vente de billets s'ouvre avant l'envoi de l'information préalable, vous vendez un spectacle dont l'habilitation administrative n'a pas encore été engagée. La recommandation pratique, et c'est ici notre lecture et non le texte de la norme, consiste à traiter l'information préalable comme une condition de l'*on sale* et non du jour du concert : d'abord le téléservice, ensuite le lien d'achat.

La déclaration se fait en ligne, sur la plateforme du ministère de la Culture. Le numéro renvoyé par le système est celui qu'il faudra ensuite imprimer sur les affiches et les billets.

Quelle TVA s'applique à un billet en France ?

Trois taux différents, et celui qui s'applique dépend du type d'œuvre et du fait que l'on consomme ou non pendant la représentation. Le taux général des droits d'entrée est de 5,5 %, selon l'article 278-0 bis F du code général des impôts. Le BOFiP BOI-TVA-LIQ-30-20-40, mis à jour le 7 février 2024, l'étend aux théâtres, théâtres de chansonniers, cirques, concerts de tout genre, spectacles de variétés, réunions sportives et compétitions de jeux vidéo.

Le taux super réduit de 2,10 % est celui de l'article 281 quater. Le BOFiP BOI-TVA-LIQ-40-20 le délimite : « La TVA est perçue au taux particulier de 2,10 % en ce qui concerne les recettes réalisées aux entrées des 140 premières représentations ». Les œuvres doivent être nouvelles — « qui n'ont fait l'objet d'aucune représentation ou exécution en France » — ou des classiques sans droits vivants bénéficiant d'« une présentation nouvelle par rapport à des réalisations antérieures, en ce qui concerne l'interprétation ou la scénographie ». Les représentations gratuites ne comptent pas dans les 140.

Taux de TVAApplicationBase légale
2,10 %140 premières représentations d'œuvres nouvelles en France, classiques avec nouvelle mise en scène, cirque avec créations originales propresArt. 281 quater CGI et art. 89 ter annexe III
5,5 %Droits d'entrée aux théâtres, théâtres de chansonniers, cirques, concerts, variétés, réunions sportives et compétitions de jeux vidéoArt. 278-0 bis F CGI
Taux normal (20 %)Billet d'accès aux concerts dans les établissements où il est d'usage de consommer pendant la séance (cabarets, cafés-théâtres)BOI-TVA-LIQ-30-20-40, § 60
Taux normal (20 %)Salles affiliées au Centre national de la musique : exception, le billet revient à 5,5 %BOI-TVA-LIQ-30-20-40, § 75

L'écart entre 2,10 % et 5,5 % représente de l'argent bien réel. Un billet de 25 euros toutes taxes comprises laisse une base de 24,49 euros à 2,10 % et de 23,70 euros à 5,5 % : 0,79 euro de différence par billet, soit 394,55 euros pour une salle de 500 places. C'est un calcul propre fondé sur les taux des deux articles cités, et non un chiffre publié par l'administration française.

Les recettes accessoires ne suivent pas le billet. Le BOFiP rappelle que les ventes à consommer sur place relèvent de leur propre taux, celui de l'article 279 du CGI, et que les programmes, le vestiaire ou le bar sont taxés « aux taux qui leur sont propres ».

Et si l'organisateur est une association ?

Il existe une exonération largement utilisée par les organisateurs associatifs français, qu'il convient de connaître avant de comparer les prix. Le BOFiP BOI-TVA-CHAMP-30-10-30-10 résume le c du 1° du 7 de l'article 261 du CGI : il exonère « les recettes de six manifestations de bienfaisance ou de soutien organisées dans l'année à leur profit exclusif ». Les recettes doivent être perçues au bénéfice exclusif de l'entité organisatrice, déduction faite des charges, et chaque coorganisateur consomme son propre quota.

Qu'est-ce que la taxe sur les spectacles vivants et combien coûte-t-elle ?

C'est un prélèvement de 3,5 % sur la billetterie perçu par le Centre national de la musique, indépendant de la TVA. Il figure aux articles L452-14 à L452-27 du code des impositions sur les biens et services. L'article L452-15 définit le champ en deux blocs : « les spectacles d'art dramatique, lyrique et chorégraphique » et « les spectacles de variétés, les tours de chant, les concerts et les spectacles de jazz ».

Le taux est fixé par l'article L452-19 : « le taux de 3,5 % ». La base figure à l'article L452-20 : pour les spectacles payants, « les prix payés au titre de l'admission des spectateurs » ; lorsque ce qui est cédé est le droit de représenter le spectacle, « les prix payés au titre du droit de représenter le spectacle ». Le redevable, selon l'article L452-23, est la personne pour le compte de laquelle ces sommes sont perçues. Et l'article L452-24 confie la liquidation « par le Centre national de la musique ou l'Association pour le soutien du théâtre privé » : le CNM pour la musique et les variétés, l'ASTP pour le théâtre privé adhérent.

Le seuil de dispense est bas. L'article L452-25 dispose que « la taxe n'est pas acquittée lorsque le montant cumulé sur une année civile pour un même redevable est inférieur à 80 € ». Quatre-vingts euros à 3,5 % correspondent à 2 285,71 euros de billetterie hors taxes sur l'année entière : au-delà de ce montant, la taxe est due. C'est une division propre fondée sur le taux de l'article L452-19.

Le site officiel cnm.fr/taxe ajoute ce que le texte ne détaille pas : la déclaration doit être déposée dans un délai maximal de trois mois après la fin de la représentation, le paiement s'effectue dans les 30 jours suivant l'avis de liquidation, et la déclaration reste obligatoire même si le montant est inférieur à 80 euros. Le CNM énumère les spectacles concernés — tournées de chanson, concerts, jazz, rock, musiques traditionnelles et du monde, musique électronique, humour et one-man-show, cabarets, illusionnisme, spectacles aquatiques ou sur glace — et exclut ceux intégrés aux enseignements des établissements publics, conformément aux exonérations des articles L452-21 et L452-22.

Le calcul sur un cas concret : 500 billets à 25 euros avec une TVA à 5,5 % donnent une base de 11 848,34 euros, et la taxe de 3,5 % sur cette base s'élève à 414,69 euros. Calcul propre fondé sur le taux de TVA de l'article 278-0 bis F et celui de la taxe de l'article L452-19.

À cela s'ajoutent les droits d'auteur, qui ne sont pas un impôt mais une autorisation préalable. L'article L122-4 du code de la propriété intellectuelle est catégorique : « Toute représentation ou reproduction intégrale ou partielle faite sans le consentement de l'auteur ou de ses ayants droit ou ayants cause est illicite ». En France, c'est la SACEM qui en assure la gestion, avec des barèmes par type d'événement qu'il convient de demander par écrit avant de fixer le prix du billet ; c'est le même mécanisme que celui que la SGAE et l'AGEDI-AIE occupent en Espagne.

Quelles informations doit porter un billet français ?

Celles qu'énumère l'article 290 quater du CGI et son développement à l'annexe IV, et elles ne sont pas négociables. Le BOFiP BOI-TVA-DECLA-20-30-20-30 résume la billetterie manuelle : chaque billet porte « le nom de l'exploitant ; le numéro d'ordre du billet, tiré d'une série ininterrompue ; la catégorie de la place ; le prix global payé ou la mention de gratuité », ainsi que le nom du fabricant ou de l'importateur s'il s'agit de billets préimprimés.

Avec une billetterie informatisée, la liste change : identification de l'exploitant, nom du spectacle ou numéro de séance, catégorie de place, prix et « le numéro d'opération attribué par le système de billetterie ». En prévente s'ajoutent l'identification de la séance, la date et le lieu de vente. Les articles 50 sexies B à 50 sexies I de l'annexe IV exigent en outre que les billets de carnet ou de fond préimprimé soient « numérotés suivant une série ininterrompue et utilisés dans leur ordre numérique ».

Deux obligations sont souvent oubliées. La première : l'article 50 sexies I impose de déclarer le système informatisé « à la direction départementale des finances publiques dont il dépend la mise en service du système au plus tard lors de la première utilisation », avec la version du logiciel, la configuration et la description fonctionnelle. La seconde : la conservation. Le délai général de l'article L102 B du livre des procédures fiscales est de six ans, à l'exception des coupons de contrôle et des souches, qui ne doivent être conservés que jusqu'au 31 décembre de l'année suivant celle de leur utilisation.

Le billet numérique est admis sans détour : le BOFiP le décrit comme « un droit d'entrée dématérialisé. C'est une preuve d'achat qui peut être représentée sous la forme d'un code barre sur tout support ». Et en dehors du CGI, l'article R7122-12 du code du travail ajoute la mention qui génère le plus d'amendes de 800 euros : « Les supports de communication et la billetterie de tout spectacle vivant mentionnent le numéro du récépissé de la déclaration en cours de validité du ou des entrepreneurs de spectacles vivants qui le produisent ou le diffusent ».

Peut-on revendre un billet en France ?

La revente habituelle sans l'autorisation de l'organisateur constitue un délit. L'article 313-6-2 du code pénal, introduit par la loi n° 2012-348 du 12 mars 2012, punit de « 15 000 € d'amende » le fait de vendre ou d'offrir à la vente, de manière habituelle, des titres d'accès à des manifestations sportives, culturelles ou commerciales et à des spectacles vivants sans l'autorisation du producteur, de l'organisateur ou du titulaire des droits d'exploitation. L'amende monte à « 30 000 € d'amende en cas de récidive ».

La définition du titre d'accès est délibérément large : « tout billet, document, message ou code, quels qu'en soient la forme et le support ». Un code dans une application entre dans ce cadre tout comme un billet en carton.

Deux nuances comptent pour construire une politique de revente. La première : la norme exige l'habitude, donc celui qui revend son billet une fois, voire plusieurs fois de façon ponctuelle, échappe à la qualification pénale. La seconde : la clé est l'autorisation de l'organisateur. La France ne plafonne pas le prix par la loi — c'est la voie qu'explorent l'Espagne et d'autres pays européens —, elle fait plutôt de votre autorisation la limite. Si vous voulez un marché secondaire avec un plafond de prix, c'est vous qui le définissez en France dans les conditions de vente et sur le canal officiel, la loi ne vous le donne pas.

Existe-t-il un droit de rétractation pour un billet acheté en ligne ?

Il n'en existe pas pour un spectacle à date fixe. Le 12° de l'article L221-28 du code de la consommation exclut du droit de rétractation les prestations « de restauration ou d'activités de loisirs qui doivent être fournis à une date ou à une période déterminée ». Un concert, un festival ou une représentation théâtrale avec un jour et une heure entrent dans ce cadre.

Cela ne signifie pas qu'il n'y a aucune obligation. Le délai de 14 jours disparaît, mais l'information précontractuelle, l'exécution du contrat et la responsabilité en cas d'annulation ou de report subsistent. Si vous annulez le spectacle, le spectateur n'exerce pas un droit de rétractation : il réclame pour inexécution, ce qui relève des conditions de vente et du droit commun des contrats.

La conséquence pratique relève de la rédaction. Il convient que les conditions générales indiquent expressément l'absence de droit de rétractation en vertu du 12° du L221-28, et distinguent ce cas de celui d'une annulation par l'organisateur, avec un délai et une modalité de remboursement. C'est la même logique que celle que nous expliquons pour la politique de remboursement des billets sur le marché espagnol, avec une autre base légale.

Quand faut-il déclarer l'événement pour des raisons de sécurité ?

À partir de 1 500 personnes, et avec un mois de préavis. L'article R211-22 du code de la sécurité intérieure concerne « les organisateurs de manifestations sportives, récréatives ou culturelles à but lucratif dont le public et le personnel qui concourt à la réalisation de la manifestation peuvent atteindre plus de 1 500 personnes ».

Ce décompte est plus exigeant qu'il ne paraît : il additionne le public et le personnel qui travaille sur l'événement. Un concert de 1 400 billets avec 150 personnes affectées à la production, à la sécurité et aux bars franchit le seuil.

La déclaration est adressée au maire et, à Paris ou dans les emprises des aéroports de Paris-Charles de Gaulle, Paris-Le Bourget et Paris-Orly, au préfet de police. Le délai fixé par le R211-22 : « La déclaration est faite un an au plus et, sauf urgence motivée, un mois au moins avant la date de la manifestation ». Le contenu est détaillé par le R211-23 : coordonnées de l'organisateur, nature de l'événement, « le jour et l'heure de sa tenue, le lieu, la configuration et la capacité d'accueil » et les mesures prévues pour garantir la sécurité du public.

L'article R211-24 confère le pouvoir de correction : si l'autorité juge les mesures insuffisantes, elle peut « imposer à ceux-ci la mise en place d'un service d'ordre ou le renforcement du service d'ordre prévu », en le notifiant « quinze jours au moins avant le début de la manifestation ». Traduit en termes de planification : une décision administrative peut modifier votre dispositif de sécurité deux semaines avant, alors que les billets sont déjà vendus.

DémarcheSeuil déclencheurDélaiBase légale
Récépissé d'entrepreneur de spectaclesPlus de 6 représentations par anRenouvellement tous les 5 ansArt. L7122-3 et R7122-13 code du travail
Information préalable d'activité (entreprise de l'UE)Prestation temporaire en France1 mois avant le débutArt. L7122-6 et R7122-8 code du travail
Déclaration du système de billetterie informatiséeTout système informatiséAu plus tard lors de la première utilisationArt. 50 sexies I annexe IV CGI
Déclaration de la manifestation à but lucratifPlus de 1 500 personnes, public et personnelEntre 1 an et 1 mois avantArt. R211-22 code de la sécurité intérieure
Déclaration de la taxe sur les spectacles vivantsToute représentation assujettie3 mois après la fin de la représentationArt. L452-14 à L452-27 CIBS et cnm.fr

Et Futura Tickets, quelle partie de tout cela couvre-t-elle ?

Futura Tickets est une plateforme SaaS espagnole de billetterie pour les organisateurs professionnels, elle vend en 9 langues et sur 11 domaines nationaux et ne facture aucun abonnement mensuel : 0 € par mois et 0 € de frais d'inscription, seulement une commission par billet vendu. Avec Futura Tickets, la base de données des participants appartient à 100 % à l'organisateur, ce qui compte lorsque la vente traverse une frontière et que le responsable du traitement reste le promoteur. Ce qu'aucune plateforme ne peut faire à votre place, c'est déclarer le système de billetterie à la direction départementale des finances publiques ni demander votre récépissé : ces obligations incombent à l'exploitant du spectacle. Si vous vendez en France, demandez par écrit à votre prestataire que le billet imprime les mentions de l'article 290 quater et un champ libre pour le numéro de récépissé, et consultez la page produit pour la France avant de signer.

Liste de vérification avant d'ouvrir la vente en France

Sept vérifications, dans l'ordre chronologique.

Vérifiez le calendrier du mois de préavis. Si vous êtes établi en Espagne, l'information préalable de l'article R7122-8 est envoyée au préfet de région au moins un mois avant le début de la période d'activité. Placez-la avant l'*on sale*, pas avant le concert.

Comptez vos représentations de l'année civile. Le plafond sans déclaration est de six, et une représentation répétée le même jour compte autant de fois qu'elle est donnée. La septième change votre régime.

Décidez du taux de TVA avec le dossier sous les yeux. Le 2,10 % exige une œuvre nouvelle en France ou un classique avec nouvelle mise en scène, et vaut pour 140 représentations payantes. Si vous ne pouvez pas le documenter, le taux est celui de 5,5 % de l'article 278-0 bis F.

Vérifiez si l'on consomme dans la salle pendant le spectacle. Dans les cabarets et cafés-théâtres, le billet relève du taux normal, sauf l'exception des salles affiliées au CNM du § 75 du BOFiP. Cela change le prix hors TVA qu'il vous reste.

Provisionnez les 3,5 % du CNM dès le premier billet. La dispense de paiement ne s'applique que si le cumul annuel reste inférieur à 80 euros, et la déclaration reste due dans tous les cas. Intégrez-le comme un coût de billetterie, pas comme une surprise de clôture.

Imprimez le numéro de récépissé sur les affiches et les billets. C'est l'article R7122-12, et le manquement coûte jusqu'à 800 euros pour une personne physique et 2 000 euros pour une personne morale.

Ajoutez le personnel à la jauge pour le seuil de 1 500. Si le public et l'équipe dépassent 1 500 personnes, déclarez la manifestation avec au moins un mois de marge et acceptez l'idée que l'autorité peut vous imposer un renforcement du service d'ordre quinze jours avant.

Conclusion

La France distingue clairement ce qui relève de l'habilitation, de la fiscalité et de la sécurité, et chaque bloc a son propre délai. L'habilitation se joue un mois à l'avance ; la fiscalité, avec deux impositions qui coexistent sur la même billetterie ; la sécurité, avec un seuil de 1 500 personnes qui inclut le personnel. Les trois peuvent être vérifiés sur des sources ouvertes : Legifrance, BOFiP, service-public.gouv.fr et le CNM. Pour comparer avec d'autres marchés européens, l'approche italienne passe par le système de biglietteria reconnu par l'Agenzia delle Entrate et l'approche allemande par la facturation électronique E-Rechnung. En parallèle, le crédit d'impôt pour le spectacle vivant français fait l'objet d'une révision budgétaire, comme nous l'expliquons dans la revue. Tous les textes cités ont été consultés le 4 octobre 2026.

Sources

Actualité du secteur : France

futuratickets.fr/revista

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Questions fréquentes

Une entreprise espagnole peut-elle organiser un concert en France ?
Oui, sans demander le récépissé français. Le 1° de l'article L7122-6 du code du travail couvre les entrepreneurs établis dans un autre État membre de l'Union européenne : ils présentent une information préalable d'activité. L'article R7122-8 impose de l'envoyer via le téléservice au préfet de région du lieu de la représentation, au moins un mois avant.
Combien de représentations peut-on donner en France sans récépissé ?
Six par an. L'article R7122-13 du code du travail fixe le plafond annuel pour exercer en tant qu'entrepreneur de spectacles vivants sans se déclarer à « six représentations ». À partir de la septième représentation annuelle, la déclaration devient obligatoire, selon la fiche F22365 de service-public.gouv.fr. Un même spectacle donné six fois en une journée compte comme six représentations.
Quel est le montant de la taxe sur les spectacles vivants du CNM ?
3,5 % de la contrepartie de la représentation, selon l'article L452-19 du code des impositions sur les biens et services. Pour les spectacles payants, la base est constituée des prix payés au titre de l'admission des spectateurs. L'article L452-25 dispense du paiement lorsque le montant cumulé sur l'année civile par redevable est inférieur à 80 euros, mais la déclaration reste obligatoire.
Quelle TVA s'applique à un billet de concert en France ?
5,5 % en règle générale, selon l'article 278-0 bis F du code général des impôts. Il descend à 2,10 % pour les 140 premières représentations d'œuvres nouvelles ou de classiques avec une nouvelle mise en scène, selon l'article 281 quater. Il monte au taux normal dans les établissements où il est d'usage de consommer pendant la représentation.
Peut-on se faire rembourser un billet acheté en ligne en France ?
Il n'existe pas de droit de rétractation de 14 jours. Le 12° de l'article L221-28 du code de la consommation exclut du droit de rétractation les « activités de loisirs qui doivent être fournis à une date ou à une période déterminée ». Un concert à date fixe entre dans ce cadre. Ce que vous proposez au-delà relève de votre propre politique commerciale.
La revente de billets est-elle illégale en France ?
La revente habituelle sans autorisation du producteur, de l'organisateur ou du titulaire des droits d'exploitation l'est. L'article 313-6-2 du code pénal la punit de 15 000 euros d'amende, et de 30 000 euros en cas de récidive. Le même article définit le titre d'accès comme tout billet, document, message ou code, quels qu'en soient la forme et le support.

À propos de l'auteur

Alejandro García Cestero

CEO et fondateur

Fondateur et CEO de Futura Tickets. Pilote la stratégie produit, le développement de l'entreprise et la relation avec les organisateurs d'événements, avec un objectif : leur donner le contrôle total de leur billetterie et de leurs données.

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